Il y a une conversation que la plupart des dirigeants n’ont avec personne. Pas avec leur équipe, parce qu’ils doivent tenir le cap. Pas avec leurs associés, parce que l’enjeu est partagé. Pas avec leur conjoint, parce qu’il a déjà entendu la version longue. Pas avec leurs amis d’avant, parce qu’ils ne voient plus bien ce que vous faites de vos journées.
Cette conversation-là ne trouve pas sa place, et son absence finit par peser. Elle est pourtant la raison d’être des cercles de fondateurs.
L’isolement n’est pas un échec
La solitude du dirigeant n’est pas un défaut de caractère ni un signe que ça se passe mal. Elle est structurelle : votre fonction vous met dans une position où vous êtes la personne à qui l’on demande, et rarement celle à qui l’on propose. Plus l’entreprise grandit, plus le nombre de personnes qui dépendent de vos décisions augmente, et plus le nombre de personnes à qui vous pouvez dire que vous doutez diminue.
Ce qui manque n’est presque jamais un contact de plus. La plupart des dirigeants ont un réseau largement suffisant. Ce qui manque, ce sont des gens avec qui le contexte n’a pas besoin d’être expliqué.
Cercle ou réseau, la différence
Les deux mots sont employés indifféremment, alors qu’ils désignent des choses opposées.
| Réseau d’affaires | Cercle de pairs | |
|---|---|---|
| Intention | Obtenir des recommandations et des clients | Parler de son métier sans filtre |
| Mesure du succès | Chiffre d’affaires généré | Qualité des conversations |
| Taille | Large, plus il y a de monde mieux c’est | Restreinte par construction |
| Ce qu’on y dit | Ce qui met en valeur | Ce qui coince |
| Bon signe | Vous repartez avec des contacts | Vous repartez plus léger |
Les deux sont utiles et ne s’excluent pas. Mais confondre les deux produit systématiquement de la déception : on ne trouve pas de confidents dans un réseau de recommandation, et on ne fait pas de chiffre dans un cercle de conversation.
Ce qu’on vient réellement y chercher
En pratique, quatre choses reviennent, et aucune ne ressemble à du networking.
- Une mise à l’échelle. Découvrir que le problème qui vous obsède depuis trois semaines est arrivé à quatre personnes sur cinq à cette table, et qu’elles s’en sont sorties.
- Un avis non intéressé. Quelqu’un qui ne vous vend rien, ne travaille pas pour vous et n’a aucun enjeu dans votre décision. C’est rare et c’est précieux.
- Un raccourci. Trois ans d’expérience transmis en une phrase par quelqu’un qui a déjà fait l’erreur que vous êtes sur le point de faire.
- Des amis. C’est celui qu’on avoue le moins et celui qui compte le plus. Les relations qui durent naissent de soirées où personne n’essayait d’obtenir quelque chose.
Comment en choisir un
- Regardez la taille du groupe. Au-delà de huit personnes, la confidence devient impossible. C’est mécanique, pas culturel.
- Vérifiez qu’il y a une sélection. Un cercle sans filtre n’est pas un cercle, c’est une liste de diffusion. La sélection est ce qui permet à quelqu’un de parler franchement.
- Fuyez les promesses de retour sur investissement. Un cercle qui vous vend du chiffre d’affaires est un réseau d’affaires qui n’assume pas son nom.
- Demandez si la composition change. Un groupe figé devient confortable puis stérile. Une composition renouvelée maintient l’intérêt sur la durée.
- Regardez le coût d’entrée. Un tarif élevé ne garantit pas la qualité des convives, il garantit surtout leur homogénéité financière. Ce n’est pas le même critère.
Comment se passe une candidature
Chez Aden Society, l’accès se fait sur candidature et le processus est volontairement court.
- Vous remplissez le formulaire. Environ trois minutes. Nous demandons ce que vous construisez en ce moment, parce que c’est plus révélateur qu’un intitulé de poste.
- Nous lisons à la main. Chaque dossier, sans filtrage automatique. Cela prend quelques jours.
- Vous recevez une réponse. Si c’est oui, un accès à votre espace membre, où figure le prochain dîner et où vous réservez votre place.
- Vous venez dîner. Six personnes, un mardi, un restaurant parisien. Vous réglez votre addition sur place, comme tout le monde.
Nous ne filtrons ni sur le chiffre d’affaires ni sur une levée de fonds. Ce qui compte est que vous dirigiez réellement quelque chose, et que vous veniez pour parler plutôt que pour vendre.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un cercle de fondateurs ?
Un groupe restreint de dirigeants qui se retrouvent régulièrement pour parler de leur métier sans objectif commercial. Il se distingue d’un réseau d’affaires par son intention : on n’y cherche pas des clients mais des interlocuteurs qui comprennent la situation sans qu’on ait à l’expliquer.
Faut-il une certaine taille d’entreprise pour rejoindre ?
Chez nous, non. Nous ne filtrons pas sur le chiffre d’affaires ni sur une levée de fonds. Ce qui compte est que vous dirigiez réellement quelque chose et que vous ayez envie de parler franchement. Un solo à 150 000 € et un dirigeant de 40 salariés ont souvent les mêmes doutes.
Est-ce que c’est du développement personnel ?
Non. Il n’y a ni animateur, ni exercice, ni prise de parole structurée. C’est un dîner entre gens qui font le même métier. La valeur ne vient pas d’une méthode mais de la qualité des personnes autour de la table.
Combien de temps prend une candidature ?
Le formulaire prend environ trois minutes. Nous lisons chaque dossier à la main, ce qui demande quelques jours. Si votre profil correspond, vous recevez un accès à votre espace membre et la possibilité de réserver une place au prochain dîner.
Que se passe-t-il si ma candidature n’est pas retenue ?
Nous vous le disons. Une candidature non retenue ne signifie pas grand-chose sur vous : elle dit surtout que la composition des tables du moment ne s’y prête pas. Vous pouvez recandidater plus tard.