Guide · Aix-Marseille

L’afterwork entrepreneurs, à quoi ça sert

C’est le format le plus courant, le plus facile à organiser, et le moins efficace pour ce que la plupart des gens viennent y chercher. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne sert à rien.

Vous connaissez la scène : une trentaine de personnes debout, un verre à la main, un badge sur la poitrine. Vous parlez à cinq personnes pendant huit minutes chacune, vous ajoutez trois profils LinkedIn dans le taxi, et deux semaines plus tard vous ne savez plus qui était qui.

Le constat que tout le monde partage

Presque tous les dirigeants font le même bilan des afterworks : sympathique sur le moment, sans effet durable. Ce n’est pas une question de qualité des participants ni d’effort personnel. C’est le format lui-même qui produit ce résultat.

Pourquoi le format limite la profondeur

Un afterwork optimise le nombre de personnes rencontrées. Un dîner optimise la profondeur de ce qui se dit. Aucune quantité de rencontres superficielles ne produit une relation profonde.

Quand l’afterwork est le bon choix

Il faut lui rendre justice : pour certains objectifs, c’est le format optimal.

  1. Quand vous débutez et ne connaissez personne. C’est le format le moins engageant pour se familiariser avec un écosystème et repérer qui fait quoi.
  2. Quand vous lancez quelque chose et cherchez de la visibilité. Parler à trente personnes en deux heures est exactement ce qu’il faut pour faire connaître une offre.
  3. Quand vous voulez sonder un marché. Poser la même question à vingt personnes en une soirée est un excellent test qualitatif.
  4. Quand vous voulez revoir des gens déjà rencontrés. L’afterwork est médiocre pour créer un lien, mais très efficace pour l’entretenir.

Comment en tirer quelque chose

Ce qu’il faut faire ensuite

L’afterwork est un point de départ, jamais une destination. Sa fonction correcte est de repérer deux ou trois personnes qui valent la peine, puis de les revoir dans un format qui permet de parler : un déjeuner, un café, un dîner en petit comité.

C’est exactement la logique de nos dîners : cinq à huit fondateurs assis à Aix-en-Provence ou à Marseille, sans pitch, sans tour de table et sans animateur, avec une table recomposée à chaque édition. Venir ne coûte rien, chacun règle son repas au restaurant. Le format n’est pas concurrent de l’afterwork, il en est la suite logique. Voir notre guide du dîner networking pour le détail.

Questions fréquentes

Les afterworks entrepreneurs sont-ils payants ?

La plupart sont gratuits ou à prix très bas, souvent avec une consommation offerte. Cette gratuité est aussi leur limite : sans sélection à l’entrée, la proportion de prestataires venus prospecter est élevée.

Combien de personnes faut-il aborder à un afterwork ?

Trois, correctement, plutôt que quinze superficiellement. Le seul indicateur qui compte est le nombre de rendez-vous obtenus pour un format plus calme, pas le nombre de cartes récoltées.

Afterwork ou dîner, que choisir ?

Cela dépend de l’objectif. Pour de la visibilité, l’afterwork est plus efficace : trente personnes en deux heures. Pour construire des relations durables, un dîner en petit comité est incomparablement supérieur. Les deux se complètent : repérer en afterwork, approfondir à table. Nos dîners sont gratuits, seul le repas reste à la charge de chacun, donc la question du budget ne tranche pas.

Comment relancer quelqu’un rencontré en afterwork ?

Dans les 48 heures, avec un message court qui rappelle un élément précis de votre conversation, et une proposition concrète de café ou de déjeuner. Passé une semaine, le souvenir s’est effacé et le taux de réponse chute nettement.

À lire ensuite

Cinq à huit fondateurs, deux fois par mois.

Aden Society réunit des entrepreneurs à Aix-en-Provence et à Marseille. Cinq à huit fondateurs autour de la table, pas de pitch, pas d’animateur. L’accès est gratuit, seuls les entrepreneurs sont sélectionnés, et chacun règle son repas au restaurant.